Biographie

PDF Imprimer Email
Jean Delannoy

Jean Delannoy est un réalisateur et scénariste français, né le 12 janvier 1908 à Noisy-le-Sec, dans le département de la Seine (aujourd'hui Seine-Saint-Denis) et mort le 18 juin 2008 à Guainville (Eure-et-Loir).

Entre sa première œuvre, « Paris-Deauville » sortie sur les écrans en 1934 et sa dernière production, « Marie de Nazareth » en 1995, Jean Delannoy aura écrit et réalisé une cinquantaine de films sur une période de plus 60 ans ; et travaillé avec la plupart des grands acteurs du siècle dernier.

Né le 12 janvier 1908 à Noisy-le-Sec, Jean Delannoy a commencé sa carrière cinématographique comme décorateur, avant d’endosser successivement les rôles d’acteur puis de monteur avant de finalement se lancer dans l’écriture et la réalisation. Ce véritable artisan d’un cinéma de « qualité française » a été l’un des plus grands adaptateurs d’oeuvres littéraires pour le grand écran, à l’image – dans un autre genre – d’un Stanley Kubrick.

 

Il se fera d’ailleurs connaître du grand public en travaillant avec Jean Cocteau pour sur son film « L’éternel retour », en 1943, avant de confirmer dans cette veine en réalisant « La Symphonie pastorale » , film inspiré de l’œuvre d’André Gide, qui lui vaudra la Palme d’or au Festival de Cannes et le prix d’interprétation à son actrice principale Michèle Morgan.

Jean Delannoy connaîtra au cours de sa longue carrière des succès retentissants, pour des films connus de tous aujourd’hui comme « Notre-Dame de Paris » avec Gina Lollobrigida et Anthony Quinn ; mais aussi « La Princesse de Clèves » et « Le Bossu ». Dès la fin des années 40, Jean Delannoy fait déjà partie des réalisateurs les plus importants du paysage cinématographique français.

Dans les années 50, il travaillera à plusieurs reprises avec Jean Gabin, notamment dans les films « Maigret et l’affaire Saint-Fiacre », « Maigret tend un piège », « La minute de vérité », « Le Baron de l’écluse » et « Chiens perdus sans colliers ». Jean Gabin sera l’acteur fétiche de Jean Delannoy durant cette période.

Jean Delannoy réalisera également des films très connus comme « Le soleil des voyous » en 1967, « Les Sultans » en 1966 avec Philippe Noiret et Louis Jourdan ou « Pas folle la guêpe » en 1972 avec Anny Duperey et Daniel Ceccaldi.

En 1968, Jean Delannoy et d’autres cinéastes de sa génération se verront reprocher leur académisme par les cinéastes de la Nouvelle Vague ; mais il n’en demeurera pas moins un cinéaste dont les films sont les plus regardés par les téléspectateurs lors de leurs rediffusions télévisuelles.

Hormis ses activités créatrices, Jean Delannoy a également été président de l’Association des auteurs de films de 1965 à 1967 ; de l’Institut des Hautes Etudes Cinématographiques (IDHEC) et du Syndicat National des Auteur et des Compositeurs de 1976 à 1981.

En 1987, une grande amitié va naître entre le réalisateur et le grand peintre contemporain Georges Yatridès et l'admiration pour l'ensemble de son oeuvre lui font proposer de réaliser un long métrage sur sa vie et son oeuvre.
Il écrira dans sa proposition: "La qualité exceptionnelle de votre peinture me fait décider d'entreprendre un film s'inspirant de l'originalité de votre œuvre et des éléments de votre propre vie. Il sera pour moi la consécration de ma longue carrière". Le film n'a malheureusement jamais abouti car malgré la reconnaissance dont il fit preuve à Jean Delannoy la situation de Yatridès ne lui permit pas d'entreprendre ce projet.

Delannoy écrira à Yatridès le 19 novembre 1987, "Chaque nouvelle journée passée à ton contact, au milieu de l'envoutement de tes toiles et mélé à tes recherches essentielles m'apporte toujours plus de joie et d'enthousiasme en me confortant dans mes propres certitudes.[...] Mon crépuscule devient une aube nouvelle."

Outre sa Palme d’or, il a été récompensé aux Festivals de Venise et de Berlin ; et a reçu plusieurs décorations officielles, dont le ruban de Grand Officier de la Légion d’Honneur.