Biographie

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Luc Besson

 

Luc Besson est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 18 mars 1959 à Paris (France).

En tant que réalisateur, il s'est démarqué avec les films Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément et Jeanne d'Arc. En tant que producteur, il est surtout connu pour la série des films Taxi. C'est la 238e fortune de France en 2009, avec 103 millions d'euros.

Luc Besson passe son enfance auprès de ses parents, instructeurs de plongée sous-marine au Club Méditerranée, entre la Grèce et l'ex-Yougoslavie. Un accident l'empêche de poursuivre la plongée à haut niveau.

Il commence dans le cinéma en multipliant les postes d'assistant réalisateur en France et aux États-Unis, avant de mettre en scène son premier long métrage, un film de de science-fiction coécrit avec Pierre Jolivet qui évoque la survie d'êtres humains dans un monde post-apocalyptique. Le Dernier Combat, tourné en CinémaScope et en noir et blanc, lui vaut d'être distingué au Festival d'Avoriaz en 1983 et lui permet de signer un contrat avec la Gaumont pour réaliser deux ans plus tard Subway, interprété notamment par Isabelle Adjani et Christophe Lambert. Récompensé par 3 Césars, ce film impose sa griffe visuelle et donne à voir un univers graphiquement sophistiqué, très proche de la bande-dessinée et du vidéoclip que certains identifient comme le Cinema du look (article en anglais). Fort de ce succès, il entreprend la réalisation d'une œuvre qui lui tient à cœur : Le Grand Bleu. Mal reçue au Festival de Cannes 1988, elle devient un phénomène de société faisant 10 millions d'entrées et devenant l'objet de nombreuses analyses qui tentent d'expliquer son succès auprès du public et plus particulièrement auprès des jeunes. Son style proche de l'esthétique publicitaire installe un fossé entre le réalisateur et le monde de la critique. Il a été parfois surnommé « Bulles Caisson » (contrepèterie de son nom).

Bien que la critique éreinte Besson, le public est au rendez-vous pour ses films suivants : Nikita en 1990 et Léon en 1994, qui renouvellent le genre grand public du film de tueurs. Ces deux productions assoient par ailleurs définitivement sa popularité en France et lui apportent la célébrité sur le plan international. Atlantis, en 1991, obtient en revanche un succès moindre. En 1997, il se lance avec le groupe Gaumont dans un ambitieux projet de science-fiction : Le Cinquième Élément. Il s'installe alors à Los Angeles avec son épouse, la comédienne Maïwenn Le Besco et leur fille Shanna. Visant explicitement le marché américain, il place en tête d'affiche Bruce Willis, Milla Jovovich et Maïwenn Le Besco (en diva) dans une histoire au canevas traditionnel de fin du monde évitée de justesse, traitée dans un mélange d'humour, d'ironie et de grand spectacle. Les décors puis l'apparence des créatures du film sont dessinés par Mœbius et Jean-Claude Mézières puis les costumes sont conçus par Jean-Paul Gaultier. Cette superproduction devient l'un des plus gros succès commerciaux d'un film français aux États-Unis (battu depuis par Taken de Pierre Morel). En couronnement de ce triomphe, Besson reçoit le César du meilleur réalisateur en 1998. En 1999, sa version de Jeanne d'Arc, interprétée par sa nouvelle compagne et épouse Milla Jovovitch, rassemble 3 millions de spectateurs en salles. L'année suivante, il se voit confier la présidence du jury au 53ème Festival de Cannes. Les années 2000 seront essentiellement marquées par ses activités de producteur. Il ne revient à la réalisation qu'en 2005 avec Angel-A puis l'année d'après avec son tout premier film d'animation adapté de son livre pour enfants : Arthur et les Minimoys, qui bénéficie d'un budget colossal pour sa promotion et pour le lancement de plusieurs produits dérivés. Le film connaît une suite trois ans plus tard : Arthur et la vengeance de Maltazard. En 2010, Besson adapte la série de bandes dessinées de Jacques Tardi, Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, avec Louise Bourgoin dans le rôle-titre.

En 2009, il signe dans le journal Le Monde une tribune par laquelle il soutient le projet de loi « Création et Internet ».

Vie privée

En 1986, il s'éprend d'Anne Parillaud avec laquelle il a une fille, Juliette. Il lui offre un rôle sur mesure dans Nikita en 1990 qui aura un succès mondial et pour lequel elle obtiendra le César de la meilleure actrice en 1991. C'est lors de cette cérémonie qu'il rencontre la jeune Maïwenn Le Besco, âgée de 15 ans.

En 1992, il se marie avec la comédienne Maïwenn Le Besco, de 17 ans sa cadette. Elle a alors 16 ans. Elle donne naissance à la deuxième fille du cinéaste : Shanna, quelques mois après leur mariage. Luc Besson a donné à Maïwenn un petit rôle dans Léon (1994), puis celui de la diva dans Le Cinquième Élément (1997). C'est lors de la réalisation de ce film qu'il tombe sous le charme de Milla Jovovich, chanteuse et top-modèle américaine d'origine serbe reconvertie dans le cinéma.

En 1997, il quitte Maïwenn et épouse Milla Jovovich. En 1998, il lui offre le rôle de Jeanne d'Arc dans le film éponyme. Pour l'imposer, il se fâche avec Kathryn Bigelow (voir Le procès de Jeanne d'Arc). Mais le caractère naturellement rebelle de l'actrice fait que leur amour ne résiste pas longtemps et ils divorcent le 12 juin 1999.

Depuis août 2004, il est marié à la productrice Virginie Silla, la belle-sœur de Vincent Perez, avec laquelle il a trois enfants.

Luc Besson a cinq enfants (quatre filles et un fils nés de trois unions différentes) : Juliette, fille d'Anne Parillaud, Shanna, fille de Maïwenn Le Besco puis Thalia, Sateen et Mao, enfants de Virginie Silla.

Producteur et distributeur

En 2000, Luc Besson fonde sa société de production et de distribution, EuropaCorp, dont l'objectif est de développer un nouveau courant du cinéma grand public en s'appuyant sur des films à succès comme la série des quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur ou encore Danny the dog. Il est souvent le scénariste des films qu'il produit, privilégiant la distraction et l'action. Cette orientation lui vaut la désaffection et même le mépris de la critique qui lui reprochent d'avoir fondé un empire où il règnerait sans partage. Le « système Besson », ainsi nommé, consisterait à produire et distribuer des films à la chaîne dont le but premier est la rentabilité financière et non la qualité artistique. On déplore aussi la faiblesse, le simplisme voire la démagogie de ses scénarios qui appliqueraient toujours la même recette - pouvant être résumée de la manière suivante : un homme « costaud » est chargé de protéger une jeune femme, « jolie » de préférence, dont il va tomber amoureux avant d'éradiquer les méchants. Les Guignols de l'info se sont même emparés du phénomène, mettant en scène le cinéaste dans un sketch où il distribuait des scripts à de jeunes réalisateurs comme s'il s'agissait de plats de fast-food.

En réalité, Besson connaît en France une situation comparable à celle de Steven Spielberg aux États-Unis. Tous deux sont accusés de mettre à mort le 7e art par la constitution d'un empire financier qui réduirait le cinéma à une question d'argent et à un fonctionnement industriel. Il n'est donc pas anodin que Besson soit parfois surnommé le « Spielberg français ». Mais le personnage ne pourrait être réduit à sa caricature, comme le suggérait Aurélien Ferenczi, journaliste à Télérama (journal qui n'a pas toujours été très tendre avec le cinéaste) : « Bien sûr, les films qu'il écrit ne nous passionnent que rarement – et on l'aimait mieux en réalisateur du Cinquième Élément qu'en inventeur d' Angel-A ou des Minimoys. Mais sa société, EuropaCorp, investit (comme coproducteur ou distributeur) dans des films très différents, de Trois Enterrements, de Tommy Lee Jones, à Villa Amalia de Benoît Jacquot. », rajoutant que le cinéaste se tient généralement « à la bonne distance du monde politique, pourtant indispensable à la mise en œuvre de ses grands travaux tels que la Cité du cinéma. »

Cherchant à s'imposer sur le marché international, il veille néanmoins à conserver le contrôle et la nationalité française de ses films d'un point de vue juridique et fiscal. Au début des années 2000, il est l'initiateur et le moteur de la création de la Cité du cinéma à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris.

Souvent producteur et désormais à la tête d'un studio très rentable, il n'en continue pas moins de tourner ses propres films : Jeanne d'Arc en 1999, avec Milla Jovovich (le couple divorce cette année-là), puis Angel-A en 2005, film en noir et blanc interprété par Jamel Debbouze et Rie Rasmussen dont l'accueil critique est mitigé et qui n'a pas le succès de ses prédécesseurs auprès du public.

Le 11 septembre 2006, il annonce que Arthur et les minimoys sera son 10e et dernier film. Il décide malgré tout au vu du succès de ce dernier de tourner lui-même la suite.

Le 20 septembre 2006, il annonce qu'il désire arrêter le cinéma et veut se consacrer à l'action nationale. Il essaie ainsi de monter une fondation pour aider les jeunes des banlieues.

En avril 2007, il a l'autorisation par l'A.M.F. de placer une partie du capital de sa société sur le marché. Désormais côté en bourse, la « Besson Incorporation » a engrangé, en 2006, un profit de de 8 millions d'euros pour un chiffre d'affaires estimé à un peu moins de 160 millions d'euros. 41% de l'activité de la compagnie s'exerce par ailleurs à l'étranger.

En septembre 2008, Luc Besson et le publicitaire Christophe Lambert créent l'agence de publicité « Blue », « la première agence française d'advertainment » (mélange entre la publicité - advertising - et le divertissement - entertainment).

L'agence a entre autres comme client déclaré à ce jour l'UMP, parti pour lequel elle élabore une nouvelle plateforme de communication autour de Nicolas Sarkozy : le réseau social « les créateurs de possibles ».