Stanley Kubrick

2001 l'Odyssée de l'Espace (1968)

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Les plaques

Après avoir visionné le film, on peut constater que diverses éditions dans le monde ont publié le texte initial de Clarke (1965-1968), volume dont la première de couverture représentée est un monolithe (par exemple les éditions J’ai Lu, du 19 décembre 1975 et du 25 avril 2001).

éditions 1975

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éditions 2001

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C’est ainsi qu’on s’aperçoit très rapidement et avec étonnement que le monolithe est l’argument et le moteur du film. Sans monolithe, le préhominien reste un grand singe cousin qui ne participera jamais à l’aventure qui le mènera à Jupiter. De facto il n’y a pas de film.

Le « collagène » du film, c'est-à-dire ce qui comble les vides entre les séquences où apparaît le monolithe qui influence et dirige les opérations, contient des éléments connus de la NASA (gravitation à l’intérieur du navire spatial, chaussures aimantées …). L’intrigue secondaire du film s’exprime au travers de HAL, l’ordinateur qui gère l’expédition vers Jupiter qui décide que l’équipage est inapte à conduire cette dernière et tente d’en prendre le contrôle total.

Il est très étonnant de constater la similitude des plaques monolithes du film avec celles créées quelques années plus tôt, à partir de 1957 par le célèbre peintre Georges Yatridès notamment dans les œuvres suivantes :

 

 

Eyes Wide Shut (1998)

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Alice et Bill Harford forment un couple dont les années ont usé l’harmonie. Alice cherche à ranimer la passion de Bill en lui décrivant un certain fantasme dans lequel il ne participait pas. Bill, désorienté, se met à la recherche d’une femme sans problème, donc sans surprise et sans déception. L’aventure l’entraîne dans une situation complexe dont les rouages sont aux mains d’une organisation qui utilise la femme, les femmes, en tant qu’objet anonyme, disponible corps et âme, à un tel point que leur vie même est en jeu si leur contrat avec l’organisation n’est pas respecté.

Cruise est remarquable dans ce film et la musique litanique, « monophonochromatique » de Jocelyn Pook somptueuse, envoûtante.

 

Les Sentiers de la Gloire (1957)

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Nous assistons dans ce film à la confrontation morale entre deux officiers de l’armée française donnant une image parasite du haut commandement français qui permet à l’un deux, haut gradé d’engager des troupes dans une opération suicide avec le but d’assouvir ses seules ambitions. La complicité artistique entre Kubrick et Kirk Douglas engage le film dans une voie d’une réalité telle que ce film fut refusé par l’administration diplomatique Française jusqu’en 1975, date de sa diffusion en France.

 

Biographie - Synopsis

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La densité de l’homme est extraordinaire. Mise à part la physique à l’école, seul élément qui l’ait intéressé cela ne lui permit cependant pas l’accession à l’université. Il obtient de son père à 13 ans son premier appareil photo. Associé au Jazz cet instrument le mènera directement à son premier film, Day of the Fight, ayant profité des ficelles du métier de photographe pour le magazine Look et plus tard à la carrière qui en a fait un grand cinéaste.

 

 

Biographie détaillée

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Stanley Kubrick, est un réalisateur américain né le 26 juillet 1928 à New York, dans le quartier du Bronx, et mort le 7 mars 1999 à son domicile d'Hertfordshire dans la banlieue de Londres.

Après des débuts dans la photographie, Kubrick, autodidacte, sera également son propre directeur de la photographie, producteur, scénariste ou encore monteur. Ses treize long-métrages en quarante-six ans de carrière l'imposent comme un cinéaste majeur du XXe siècle.

Stanley Kubrick est issu d'une famille juive originaire d'Europe centrale . Son père, Jacques Leonard Kubrick (1901-1985), né aux États-Unis d'une mère roumaine et d'un père austro-hongrois, était cardiologue, pianiste et photographe amateur. Il apprend à son fils âgé de douze ans à jouer aux échecs. Cette passion suivra Stanley toute sa vie. Sa mère Gertrude, née Perveler (1903-1985), chanteuse et danseuse, lui a donné le goût des livres et de la lecture. Il a une sœur cadette, Barbara, née en 1934.

 

Bibliographie

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Sauf indication contraire, les références ci-dessous sont en français.

Par Kubrick :

  • Stanley Kubrick, Drames et Ombres, les premières photos de Kubrick entre 1945 et 1950 pour le magazine Look.

Sur Kubrick :

  • Philippe Fraisse, Le cinéma au bord du monde : Une approche de Stanley Kubrick, Gallimard, 2010 (ISBN 2-0701-2668-4)
  • Jean-Michel Bertrand, 2001 l'odyssée de l'espace : Puissance de l'énigme, Paris, L'Harmattan, 2005 (ISBN 2-7475-9613-3).